15 juin 2013

Maxime Chattam

    


    Si vous aimez Stephen King et Mary Higgins Clark, vous voilà servis. En effet, Maxime Chattam a l'habitude de mêler thriller et fantastique, et ce mélange des genres lui réussit plutôt bien. C'est un écrivain français que vous avez peut-être rencontré sous le pseudonyme de Maxime Williams. J'ai du lire environ sept de ses romans, et il ne m'a jamais déçue ; si je vous ai mis ici la couverture du Cinquième règne, c'est tout simplement parce que c'est le titre qui m'a fait découvrir cet auteur. Pour le bref résumé, et pour changer de mes phrases interminables qui tournent autour de l'histoire sans rentrer dans le vif du sujet ; ) , des adolescents entrent en possession d'un grimoire, s'en servent de manière totalement inconsciente et se retrouvent mêlés à la traditionnelle bataille entre le bien et le mal. Tout un programme.
    
    La majorité des romans que j'ai lus étaient organisée autour d'une enquête qui avait pour but de résoudre des meurtres assez atroces, et je vous recommanderais cet auteur rien que pour le dénouement surprenant qu'il apporte à ces investigations. Disons que j'aime ses idées.
    Je le comparais à Stephen King non seulement pour l'ambiance fantastique dans laquelle baignent la plupart de ses romans, comme la série Autre monde, mais aussi pour le fait qu'il n'hésite pas à décrire précisément les choses : il faut avoir l'estomac bien accroché. Mais au-delà du côté "gore", Chattam veut nous confronter sans ménagements à l'horreur et jamais les détails triviaux ne nous apparaissent comme de la violence gratuite.
  
    Dans ce registre, la trilogie qui débute par L'âme du mal, se poursuit avec In tenebris et se termine avec Maléfices est assez frappante. Chattam a travaillé avec des enquêteurs du FBI pour apporter de la vraisemblance à ses écrits, d'où mon idée qu'il veut avant tout nous faire prendre conscience de l'extrême violence à laquelle sont capables de se livrer certains... Les études de criminologie qu'il a faites avant de se lancer dans l'écriture ont peut-être également contribué à cette vision des choses.
   
    Ce que j'aime aussi  énormément dans ses livres est qu'une préface, ou un "avant-propos" est toujours là pour nous accueillir - comme c'est le cas chez Stephen King, justement!- et donne vraiment l'illusion d'un dialogue avec l'auteur. Dans le Sang du temps, que j'ai particulièrement apprécié pour ses parties dans l'Égypte des années 30, Chattam nous donne une petite liste d'écoutes pour accompagner la lecture, ce qui peut renforcer cette impression de proximité. J'applaudis d'ailleurs le suspense qui est maintenu au-delà de l'histoire, puisque l'auteur nous donne à la fin une énigme à résoudre dont la réponse n'est même plus sur son site.
  
      Bref, c'est un très bon auteur, même pour moi qui n'ai pourtant pas, ou plus, l'habitude du thriller : dans ce sens, il plaira certainement mêmes aux refroidis des thrillers ou romans policiers, car sa manière de mener les enquêtes reste assez inhabituelle et innovante. Je n'ai jamais eu l'impression de lire des enquêtes policières classiques, tant sa façon de nous relater les chasses aux meurtriers de ses personnages sont racontées de manière surprenante et peu classique. Plus précisément, ces récits ne suivent pas toujours le modèle usé jusqu'à la corde du "meurtre-apparition des policiers-description de la scène-enquête-résolution de l'affaire". 


     Vous pouvez consulter ici le blog de l'auteur.

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