25 juillet 2013

à l'Ouest d'Octobre.... (Ray Bradbury)



     Non, vous ne rêvez pas, je vous parle bien d'un auteur de science-fiction. Ne vous emballez pas, je ne vous fait pas pour autant cadeau d'un peu de nouveauté : si j'ai voulu faire un article sur "à l'ouest d'Octobre", un recueil de Ray Bradbury comportant dix-neuf nouvelles, c'est parce qu'il a une tonalité fantastique que l'on peut retrouver dans la plupart des récits qui le composent, en particulier Banshee, A l'ouest d'Octobre, La Trappe... Certaines nouvelles n'appartiennent tout simplement pas au genre de la science-fiction, ce qui m'a surprise chez cet auteur que j'avais beaucoup apprécié pour ses Chroniques martiennes, pour son recueil L'homme illustré ou encore pour les Pommes d'or du soleil.
 
    Je ne conseille pas ce recueil aux amateurs de science-fiction, mais plutôt à ceux aimant le mystère. Je sais que c'est assez étrange chez Bradbury et que ce genre de nouvelles n'appartient pas à son registre habituel, mais on ne peut qu'admettre que la science-fiction n'est pas le seul domaine dans lequel il était doué. En effet, Le Convecteur Toynbee est certainement la seule nouvelle à tendance futuriste du recueil.
    Un autre recueil très similaire à celui-ci existe, paru notamment dans l'excellente collection Présence du Futur (des éditions Denoël), intitulé Le pays d'Octobre. Il contient vingt-trois récits, dont presque tous ceux figurant dans à l'ouest d'Octobre, et s'inscrit donc également bien plus dans le genre du fantastique que dans celui de la science-fiction. D'ailleurs, cette œuvre fait partie de celles conseillées par Patrick Marcel dans son Atlas des brumes et des ombres. La quatrième de couverture reflète d'ailleurs cette ambiance mystérieuse et ambiguë caractéristique du genre fantastique :

"Ce pays où les collines sont de brouillard et où les rivières sont de brume, où les midis disparaissent vite, où l'ombre et les crépuscules s'attardent, où les minuits demeurent. Ce pays composé essentiellement de caves, de cryptes sous les caves, de soutes à charbon, de cabinets, de mansardes, de placards et d'offices tournés à l'opposé du soleil. Ce pays dont les gens sont gens d'automne, ne pensent que des pensées automnales. Dont les habitants, quand ils passent la nuit dans les avenues vides, y font un bruit qui évoque la pluie..."

    On suppose donc que le Pays d'Octobre, tout comme son jumeau à l'Ouest d'Octobre, est un recueil plutôt sombre - en ce sens-là, ces récits sont dans la continuité de ce que l'on attend de Ray Bradbury...

    J'ai récemment fait une découverte agréablement surprenante : la plupart des récits de Bradbury ont été adaptés pour la télévision dans les années 80, dans une émission-série très similaire aux Alfred Hitchcock présente : Ray Bradbury présente. (Certaines adaptations figurent d'ailleurs dans l'émission A. Hitchcock présente). D'accord, ce n'est pas si surprenant, mais ce genre d'adaptation est toujours très réjouissant, même si c'est pour la télévision.

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